Du college jésuite à la médiathèque

  

 

 

 L'ex centrale des oeuvres du diocèse IMG_6900  © Dussart
L'ex centrale des oeuvres du diocèse
L'ex centrale des oeuvres du diocèse© Dussart

 

 

 

 

 

 

C’est dans ce qui est comme un joyau de l'art baroque `que la médiathèque cambré­sienne du XXIe siècle va s'implanter. Un art baroque qui s'est déve­loppé en Italie au début du XVI siè­cle. Et plus exactement à Rome, où avait élu domicile la fine fleur des artistes ayant porté ce style sur les fonts baptismaux. Ces derniers rece­vaient ainsi de nombreuses deman­des de construction ou d'embellisse­ment d'édifices religieux, où se conjuguaient le faste pour la déco­ration, la sensibilité, l'angoisse et même l'exubérance,-

La compagnie des Jésuites arrivée à Cambraii en 1592 pour lutter contre la diffusion du protestan­tisme en suivant les idées émises pendant le Concile de. Trente, favo­risa l'expansion de cet art nou­veau. Lequel ne s'implanta pour autant réellement dans la cité cam­brésienne qu'avec l'arrivée de l’ar­chevêque François Vanderburch (1567-1644), qui accorda une sub­vention `aux jésuites pour la construction d'une nouvelle cha­pelle. mark di suvero Pour le poete inconnu 1996s mark di suvero Pour le poete inconnu 1996s  

 

 

 

À la fin du XVIIe siècle, ceux-ci firent ainsi édifier de nom­breux bâtiments, dont une cha­pelle, achevée en 1692.

 

             Fénelon arrivera à Cambrai en 1695

 

 

 

Après l’expulsion des jésuites en 1765, les prêtres diocésains assurè­rent le fonctionnement du collège et les offices. En 1794, le collège fut converti en tribunal révolution­naire (avec plus de cent soixante condamnations à mort à son actif) et même en prison. En 1796, il fut vendu comme bien national et l'église servit, elle, de magasin à paille jusqu'en 1836, date à la­quelle M" Belmas racheta les bâti­ments. La chapelle fut rendue au culte en 1839 et le collège servit de grand séminaire. Après la loi de sé­paration entre l'Eglise et l'État (1905)

L'ensemble des bâtiments transformé en caserne. La commission historique du Nord dut même intervenir pour empêcher que la chapelle ne serve de stand tir L'édifice - utilisé ensuite comme salle de cinéma durant la Grande Guerre - fut de nouveau affectée au culte catholique durant les travaux de reconstruction de la cathédrale (1918 à 1931).

 

 

Les Armes 
de Mgr Vanderbuch IMG_6902  © dussart
Les Armes de Mgr Vanderbuch
Les Armes de Mgr Vanderbuch© dussart

 

 

 

 

    Les armes de Monseigneur Vanderburch sur le portail d'honneur  du college des jésuites

 

 

 

 

 

 

La chapelle fut rachetée par le diocèse en 1927, puis devint en 1958 le pre­mier musée d'art religieux provincial 1 (musée dont la pérennité n'a malheureusement pas été assurée).La chapelle (1920), la façade sur rue de' l'ancien Grand séminaire (1928) et la salle qui servit de tribu­nal révolutionnaire (1930) font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques.

Lors du conseil municipal de lundi soir, les élus ont également adopté une délibération portant sur le lan­cement d'une étude (à hauteur de 18 000 €) destinée à estimer le coût de travaux à entreprendre à la chapelle des jésuites. Pour y voir plus clair. Sans que, pour le mo­ment, rien n'ait germé dans l'esprit des uns et des autres quant au de­venir de ce trésor du patrimoine cambrésien, chargé d'histoire.

(Extrait de la Voix du Nord du mercredi 29 septembre 2010)