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FénelonActualitéActualité des Tables de Chaulnes

 

Actualité et modernité des Tables de Chaulnes

 

On a beaucoup glosé sur Les Tables de Chaulnes, sur le sens et sur la portée de cette réaction aristocratique, organisée autour de prélats, de ministres ou de courtisans comme Fénelon, Saint-Simon ou Beauvillier, dans les dernières années du long règne louis-quatorzien.

Certains y ont lu, comme ils l'ont aussi fait pour un Jansénisme d'ailleurs contemporain, les ferments, paradoxaux, de la contestation révolutionnaire, une préfiguration des événements qui allaient mettre à bas la monarchie capétienne. Rendues caduques par la mort du Dauphin petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne, Les Tables de Chaulnes n'auront ainsi pas connu le destin que leur surprenante modernité leur aurait fait mériter. Que l'on en juge : une monarchie contrôlée par des états généraux et irriguée par des corps intermédiaires au prestige rehaussé. Un principe représentatif bien différent de celui auquel aspiraient, égoïstement, au même moment, les cours judiciaires, singulièrement la première d'entre elles, le Parlement de Paris.
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A l'heure du village planétaire, de la démocratie mondiale et de l'égalité pour tous, tout cela est naturellement bien vain ; il ne s'agit pas de refaire l'histoire, aussi amusante que soit la tentation de l'uchronie. Il n'empêche, la question demeure : la monarchie française, réformée, aurait-elle survécue ?